Édouard Cortès semble avoir fait du voyage un art de l’expérimentation. Écrivain-baroudeur, il a traversé l’Asie en 2 CV sur les routes de la soie, escaladé le mont Ararat et marché de Paris à Jérusalem. Il a aussi sillonné la France et l’Italie en roulotte, et vécu plusieurs mois perché dans un chêne du Périgord — une aventure racontée dans Par la force des arbres.
Dans son nouveau livre, Sur le fleuve (Éditions des Équateurs), il se lance un autre défi : descendre la Loire de Sully-sur-Loire à Nantes dans un canot taillé à la hache dans un tronc d’arbre. Avec son chien pour compagnon, et Rabelais, Balzac ou Julien Gracq dans ses bagages, il raconte autant le fleuve Loire qu’une certaine idée de l’aventure : le voyage comme expérience de liberté intérieure.